Le bonheur en slam

Je n’ai pas de mots pour décrire le bonheur. Mais quelqu’un l’a fait pour moi. A défaut de pouvoir disserter sur le thème de cette 30ème édition  du festival A la Croisée des Blogs, j’ai très envie de partager avec vous le bonheur d’attendre d’un enfant. L’écoute de la chanson fut un moment aussi heureux que l’évènement attendu ! Merci Grand Corps Malade 😉

T’es pas encore arrivé, avec ta mère on s’impatiente
Elle, elle commence à fatiguer et puis faut voir l’état de son ventre !
Paraît que tu te caches là-dessous, on communique à notre façon
Quand je te parle, tu donnes des coups, j’ai tes mouvements, tu as mes sons

Bah, ouais, ça nous pendait au nez, faire un enfant c’était de notre âge
Et puis à force de trop s’aimer, on laisse une trace de notre partage
T’es pas encore là mais déjà je vois beaucoup de choses différemment
Tu vas bousculer ma vie, définitivement

Je sais pas encore la tête que t’as mais déjà je te trouve beau gosse
Je voudrais t’avoir au creux de mon bras et caresser tes premières bosses
J’aimerais t’acheter tes premiers jean et ta première paire de baskets
J’ai même envie de changer tes couches, enfin, ça, ça changera peut-être

Je peux pas encore tout te raconter, là, quand je te parle, ta mère écoute
Mais t’inquiète, dès que tu seras né, on aura nos secrets, tu t’en doutes
Je t’apprendrai même à faire des blagues et si jamais on se fait griller
Toi, tu diras que c’est de ma faute, moi, je dirai que c’est toi qui as eu l’idée

J’ai déjà la rage contre tes profs quand ils donneront trop de devoirs
Si t’as des mauvais points de conduite, ce sera pas vraiment un hasard
Je t’engueulerai quand même, pour la forme, mais au fond de moi, évidemment
Je serai de ton côté, définitivement

Je t’apprendrai à observer et à écouter les gens
Tu m’apprendras à m’inquiéter, j’espère que tu seras indulgent
Je t’enseignerai la prudence, tu m’apprendras l’incertitude
Tu m’apprendras les nuits blanches, je t’enseignerai la gratitude

Tu verras que parfois la vie c’est dur, j’essaierai pas de te le cacher
On se casse la gueule à coup sûr quand on apprend à marcher
J’aurai envie de te protéger, mais j’essaierai de pas être trop lourd
Je mettrai mon amour de fer dans une apparence de velours

Je te préviens : je fais mal la bouffe et je pourrai pas jouer au ballon
Mais je trouverai d’autres trucs à faire pour que tu sois fier de ton daron
Je serai un peu ton pote, un peu ton frère, mais pour me fâcher
Faudra que je sois un peu ton père quand je te dirai d’aller te coucher

T’es pas encore arrivé mais déjà qu’est-ce que je te kiffe
Dans mon petit quotidien, t’as changé tous mes objectifs
Avant de penser à quoi que ce soit, je penserai à toi, tu vas clairement
Changer mon sens des priorités, définitivement

Alors, voilà, dépêche un peu, il reste trois mois à galérer
Tu dois être serré dans ton pieux, faudra que tu penses à t’aérer
Ici, y a plein de belles choses à voir, y a la montagne et y a la mer
Le Soleil, la Lune, les étoiles et puis les yeux de ta mère

Allez mon gars, dépêche un peu, j’ai envie d’entendre ta voix
On t’a même trouvé un prénom, si tu l’aimes pas, tant pis pour toi !
J’ai l’impression de rêver, t’es la meilleure chose assurément
Qui me soit jamais arrivée, définitivement

J’ai l’impression de rêver, t’es la meilleure chose assurément
Qui me soit jamais arrivée

4 réponses sur “Le bonheur en slam”

  1. 🙂 Il vient à point le grand corps car il me fait penser à une amie qui pleurait en l’écoutant. Il se trouve qu’un étrange chaos de la vie l’a éloignée de nous mais que je pense à elle maintenant car elle doit donner la vie dans quelques jours. Merci pour ce joli hasard 😉

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